1970

Le centenaire des Territoires du Nord-Ouest

Le 23 juin 1870, un décret impérial autorise le transfert d’un territoire de l’Amérique du Nord, qui était sous l’autorité de la Compagnie de la Baie d’Hudson, au nouveau Dominion du Canada. Ce vaste territoire est alors renommé « The North-West Territories » (Territoires du Nord-Ouest) et comprend tout le territoire du Yukon, l’Alberta, la Saskatchewan et certaines parties des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut, du Manitoba, de l’Ontario, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador. L’orthographe du nom change pour « Northwest Territories » en 1906 grâce à l’adoption de la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest.

En 1970, à l’occasion du 100e anniversaire de la création des Territoires du Nord-Ouest, plusieurs événements spéciaux ont lieu : la visite royale de la reine Élisabeth II; une reconstitution du célèbre trajet de 800 km effectué par la patrouille en traîneau à chiens de la Gendarmerie royale, entre Fort McPherson et Dawson City; une fouille archéologique de Old Fort Providence; des livraisons spéciales du courrier en traîneau à chiens; une course en canots sur le fleuve Mackenzie, de Fort Providence à Inuvik; les premiers Jeux d’hiver de l’Arctique; la compétition de ski Top-of-the-World et la conception de la plaque d’immatriculation originale en forme d’ours polaire.

Georgina Blondin se fait la porte-parole de nombreux résidents lorsqu’elle questionne le commissaire Stuart Hodgson et remet en cause l’importance de ce centenaire aux yeux des Autochtones : « Pourquoi l’année 1970 est-elle importante? Un siècle, c’est bien peu quand on occupe ces terres depuis des milliers d’années. » Par sa réponse, M. Hodgson permet aux Territoires du Nord-Ouest d’acquérir une place de choix au sein de la nation canadienne : « Voilà cent ans que les marchands de fourrures britanniques, la Compagnie de la Baie d’Hudson, a renoncé à gouverner la Terre de Rupert. Cette année marque aussi celle où tous les programmes fédéraux nous [au gouvernement des TNO] sont transférés et celle où le Nord fait son entrée comme entité que le reste du pays doit considérer avec sérieux. » Pour l’occasion, M. Hodgson exprime le souhait de ne pas répercuter le coût des célébrations sur les résidents, tant que ceux-ci y voient l’occasion de se réunir et de fêter le Nord.